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. Notre conception de la fibromyalgie., le 28/07/2011

NOTRE CONCEPTION
La fibromyalgie est une affection chronique qui se met lentement en place au fil des années. Les douleurs ne se déclarent pas du jour au lendemain. Souvent dès l’adolescence vous avez eu des douleurs inhabituelles, persistantes, pour lesquelles les médecins ont eu du mal à émettre un diagnostic, qu’ils n’ont eu guère de succès à traiter. On a pu vous déconseiller les activités physiques et faire une dispense de sport à l’école, qui n’a en rien amélioré vos douleurs. La gêne est variable au fil des années mais toujours sous-jacente.
Cela finit par devenir un véritable handicap. Il existe des éléments favorisants qui font basculer de la simple gêne vers la maladie douloureuse chronique : changement de situation professionnelle (de poste de travail ou de collègues), changements familiaux (naissance, décès, maladie chronique chez un proche, rapports familiaux difficiles), changements physiques (prise de poids, arrêt du sport, séquelles d’une autre maladie ou d’un traumatisme). Ces facteurs sont variés, souvent associés, et leur responsabilité demande une enquête personnelle approfondie. Leur durée est plus importante que leur gravité. Il est facile d’incriminer un traumatisme personnel, mais dans la fibromyalgie c’est souvent l’épine irritative installée depuis des années dans la vie quotidienne qui est la plus importante.
Le tempérament a un rôle essentiel : vous êtes du type "nerveux", affiché ou caché. Les gens très décontractés, "qui se laissent vivre", ne font jamais de fibromyalgie. Les hommes sont rarement touchés. L’égalité des sexes est encore une utopie dans les pays occidentaux. Le travail des femmes et la division par deux des tâches domestiques est loin d’être une évidence dans tous les couples! Il faut des générations pour modifier une culture en profondeur et nous sommes toujours en plein combat pour l’émancipation. Dans les cultures où la place de la femme est bien codifiée et acceptée, il n’y a pas de fibromyalgiques. Vous êtes donc "nerveuse". Ce n’est pas un terme médical, mais la médecine n’a pas de terme équivalent pour décrire cet état. Elle a essayé : il y a eu la vogue de la spasmophilie, de la tétanie, de la neurotonie. Le terme le plus proche est "anxiété". Ce n’est pas dépression. On peut être anxieuse sans être dépressive. La dépression peut survenir dans la fibromyalgie, mais c’est une conséquence des douleurs, pas leur cause. Le tempérament nerveux a des avantages : dynamique voire hyperactive, vous n’ennuierez jamais votre entourage par votre passivité! Les fibromyalgiques sont les plus motivés pour s’en sortir : même quand les médecins ne savent plus quoi faire de vous depuis des années, vous leur réclamez toujours une solution! Il y a des inconvénients à être nerveux : vous réagissez aux évènements de la vie quotidienne par des tensions musculaires permanentes. Ce n’est pas sans conséquence. Au fil des mois et des années, ces tractions continues sur les muscles et leurs attaches tendineuses finissent par perturber votre sensibilité : les tendons sont très riches en terminaisons nerveuses qui envoient en permanence à votre moelle épinière et à votre cerveau des informations : tonus des différents groupes musculaires, position des articulations. Ces informations génèrent automatiquement une réponse motrice adaptée : la contraction des muscles est ainsi en permanence corrigée pour que votre station debout reste une station debout, que votre tête reste droite sans que vous pensiez consciemment à la relever. Ces automatismes se mettent en place dans la petite enfance. En cas de fibromyalgie, ils sont perturbés : le signal de tension tendineuse excessive devient signal douloureux. Cela explique les points douloureux multiples au voisinage des articulations qui peuvent en imposer pour un rhumatisme.
Mais il y a d’autres conséquences : les dysfonctionnements vertébraux sont fréquents, les fameux "blocages" de vertèbres. Ils expliquent la grande diffusion des douleurs à l’ensemble du corps. Ce ne sont pas des douleurs musculaires. Le muscle a été étudié en long et en large et ne présente aucune anomalie dans la fibromyalgie. Il s’agit de névralgies d’origine vertébrale qui peuvent toucher n’importe quel territoire sensitif cutané voire peut-être viscéral. Ce ne sont pas des douleurs imaginaires. Il y a bien un dysfonctionnement vertébral mais pas de lésion, donc pas de cible pour un anti-inflammatoire ou un antalgique. Vous vous servez mal de votre squelette, à cause de tensions permanentes qui rendent le mouvement articulaire, souvent rapide chez vous, heurté et agressif pour les enveloppes très sensibles de ces articulations.

TRAITEMENT
Le traitement doit éviter plusieurs écueils et ne peut démarrer que si vous avez pris un certain recul sur vos problèmes. Il est impossible si vous êtes encore persuadé qu’on s’est trompé sur votre maladie et qu’il y a "bien quelque chose", que les médecins n’ont pas vu. A l’inverse, il faut sortir du discours "psychisant" extrême tenu par certains. La fibromyalgie comporte un volet psychologique, votre personnalité et tout ce qui vous a "construit" ainsi, et un volet physique, les dysfonctionnements de votre appareil locomoteur. Sa prise en charge est un travail d’équipe, mais pas forcément de centre, plutôt de réseau : la confiance et les bons rapports personnels avec vos thérapeutes sont essentiels. La fibromyalgie n’est pas une maladie mais un cadre pour prendre en charge des problèmes avant tout individuels.
La psychothérapie a son rôle : vous aider à comprendre comment vous fonctionnez. On n’est pas nerveux et hypersensible par hasard. Sans relier directement la fibromyalgie aux traumatismes affectifs de l’enfance, la meilleure connaissance de pourquoi vous réagissez vivement aux agressions de votre environnement est très utile. Conseiller un type particulier de psychothérapie sort de notre domaine de compétence, mais ne vous découragez pas si vos premiers contacts sont difficiles. La psychanalyse convient mieux aux personnes qui s’intéressent spontanément à la psychologie et vont parfois trouver dans ce domaine une nouvelle orientation à leur vie. D’autres ont besoin d’être guidés de façon plus interventionniste, mais doivent décider eux-mêmes de l’assise à donner à leur vie, reconnaître leurs valeurs morales et bâtir un projet personnel.
Les traitements physiques sont importants. On conseille généralement les techniques orientées vers la détente musculaire: yoga, relaxation, gymnastiques orientales. Dans notre expérience, beaucoup de fibromyalgiques ont du mal à s’y intéresser: trop passives, ces techniques donnent l’impression de perdre leur temps aux hyperactifs. L’autre façon de détendre ses muscles est de les épuiser! Le fibromyalgique court toute la journée, mais ne fait pas forcément des efforts physiquement éprouvants. La fatigue est due à un épuisement nerveux. Si vous avez le courage de ressortir pour faire un peu de sport de loisir, vous vous apercevrez que vous avez encore des réserves physiques insoupçonnées. Vous pouvez envisager des activités soutenues: sports de raquettes, de ballons, d’endurance. Les activités de groupe et une ambiance charitable pour les débutants sont les éléments de la réussite. Le fibromyalgique a 2 écueils à franchir quand il n’est pas habitué aux activités sportives. Le premier et principal handicap est psychologique: Comment, avec toutes mes douleurs, pourrais-je faire la même chose que les autres? Si vous avez bien compris ce qu’est la fibromyalgie, vous pouvez répondre vous-même: il n’y a pas de lésion susceptible d’être aggravée si vous ignorez ces douleurs. Le second handicap est que vos douleurs sont réellement augmentées: vous expérimentez les difficultés de toute personne redémarrant une activité sportive, l’apprentissage du second souffle, mais ces douleurs initiales sont multipliées comme les autres par votre fibromyalgie. N’hésitez pas à vous "doper" avec des calmants avant et après l’effort pour passer le cap. Ils auront une meilleure efficacité ici que sur vos douleurs de fond.
Parmi les autres traitements physiques, les plus intéressants sont les manipulations vertébrales. Le fibromyalgique a généralement l’impression de perdre son temps avec les physiothérapies et n’apprécie guère le massage des zones hypersensibles.
Les traitements médicamenteux sont d’une efficacité modeste et non dénués d’effets secondaires. Ils sont un appoint. Les anti-inflammatoires sont à réserver aux crises. Vous saurez rapidement s’il existe une inflammation sur laquelle ils puissent agir: inutile de poursuivre un traitement inefficace au bout de quelques jours. Les antalgiques manquent également de lésion-cible. Ne les prenez que s’ils sont vraiment utiles. Les relaxants musculaires sont plus utilisés, sans doute davantage efficaces par leur effet anxyolytique et donc à conseiller seulement aux plus anxieux, car ils ont aussi un effet sédatif et "ralentisseur" intellectuel. Prenez-les à la demande, évitez les traitements permanents, ne les utilisez pas comme somnifères car votre sommeil deviendra rapidement dépendant de cette pilule. Les favoris dans la fibromyalgie sont les anti-dépresseurs, de la catégorie imipraminiques. Dans notre expérience, ils n’améliorent que les fibromyalgiques en phase dépressive. Ils ne sont pas un traitement de fond. Leurs effets secondaires (vertiges, bouche sèche, impression de ne plus être soi-même) risquent de vous décourager rapidement. Sachez tout de même qu’il faut minimum 2 à 3 semaines de traitement pour juger de leur bénéfice.

CE QUE NOUS PROPOSONS
Au sein de notre cabinet, différents spécialistes travaillent en collaboration d’une part sur les troubles d’ordre physique et d’autre part sur le psychisme. Ainsi, nous vous proposons une approche multidimensionnelle de vos difficultés. N’hésitez pas à venir nous rencontrer.
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Cabinet de Psychologie et Sexologie
Contact : Amandine Edard - Psychologue Clinicienne - Tél : 06 62 89 78 89 - http://www.psybordeaux.fr - Siret 529 378 762 00015 - N°ADELI 33 93 0937 9 - Membre de l'AFTCC
Dorothée Carpentier - Psychologue Clinicienne - N° Siret 752 899 245 00019 - N° ADELI 33 93 1340 4 - Membre de l'Irccade
Thérapie individuelle enfant / ado / adulte . Sexologie et Thérapie de couple . Passation de tests projectifs et psychométriques, tels que QI, personnalité, diagnostic.

"La tendance la plus profonde de toute activité humaine est la marche vers l'équilibre. Jean Piaget, 1964"